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Bernard Minier a toutes les raisons d'être satisfait. Son livre à suspense connaît un bel accueil en France et même à l'international puisque 7 traductions sont en cours. Dans « Glacé », le contrôleur principal des douanes, actuellement en disponibilité, met en vedette les Pyrénées avec une intrigue à rebondissements habitée par un psychopate très réussi.

D'où vous-est venu le goût de l'écriture ?

Mon père était prof au lycée professionnel de Gourdan-Polignan, près de Montréjeau, où j'ai été élève avant de partir deux ans à l'université Paul-Sabatier, à Toulouse (lire en encadré). Ma culture livresque est 100 % autodidacte. Fasciné par une lecture de « Robinson Crusoe », faîte par une institutrice, j'ai ensuite été nourri par « Bob Morane », Nabokov, Thomas Bernhardt puis Connelly, Ellroy ou Ledesma, trois maîtres du polar. En même temps, je n'ai jamais cessé d'écrire. Mais j'avais une si haute exigence que cela m'a longtemps bloqué. Je suis revenu à l'écriture par les nouvelles.

Le thriller est-il votre genre de prédilection ?

J'aime le côté raconteur d'histoire, prendre le lecteur par le col et ne pas le lâcher. Mais, je ne veux pas être réduit à cette étiquette. « Glacé » est tout autant un roman noir, un roman policier. Ce qui m'intéresse, c'est de jouer avec les peurs, qui sont tellement nombreuses aujourd'hui.

Comment caractérisez-vous vos personnages et notamment le commandant Servaz, qui mène l'enquête ?

Au début, je ne savais pas grand-chose sur lui. Comme les autres, il est sorti de la brume au fur et à mesure que j'avançais dans l'intrigue.

Pensez-vous à la suite ?

J'y travaille. Je serai d'ailleurs à Toulouse à la mi-août pour rencontrer des policiers du SRPJ dans la perspective d'un nouveau roman. Le contact est excellent : ces enquêteurs sont très sympas, très accueillants, très disponibles.

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